
Cybersecurity, Gestion du risque humain
Optez pour une formation qui évolue au rythme des menaces
Aujourd’hui, les cybercriminels n’ont plus besoin de modèles de phishing grossiers.
Ils peuvent copier le ton d’un fournisseur, imiter un outil professionnel, reproduire un flux de travail connu et personnaliser le message jusqu’à ce qu’il paraisse banal. Dans SoSafe Live | In Action – Securing The AI Workplace, Jasmine Jalava, Responsable marketing produit chez SoSafe, a expliqué que les cybercriminels pouvaient tester des milliers de petites variantes jusqu’à ce que l’une d’entre elles passe à travers les filtres et réussisse à convaincre le destinataire.
L’écart de vitesse entre les attaquants et leurs victimes est déjà perceptible. Dans son guide Passez à la défense adaptative, SoSafe a révélé queles entreprises avaient besoin de 19 jours, en moyenne, pour mettre à jour leur ligne de défense humaine, alors que les attaques augmentées à l’IA sont, elles, susceptibles de changer en quelques secondes. Selon ce même rapport, 97 % des responsables de la sécurité considèrent l’IA comme le principal responsable de l’évolution récente des menaces qui deviennent de plus en plus sophistiquées.
Il faut donc que nos formations à la cybersécurité évoluent en conséquence.
Pendant des années, la sensibilisation au phishing reposait sur des signes visibles : fautes de grammaire, mise en forme bizarre, noms d’expéditeurs inconnus et image de marque non respectée. Ces indices existent toujours, mais ils ne suffisent plus.
Aujourd’hui, la question n’est plus seulement : « Est-ce que ça a l’air suspect ? » mais aussi et surtout : « Est-ce que c’est authentique ? »
Table des matières
Les modèles de phishing génériques sont vite obsolètes
Les simulations de phishing traditionnelles restent utiles pour acquérir de bonnes habitudes, mais elles s’avèrent insuffisantes lorsque le scénario proposé a peu de rapport avec les méthodes réelles de travail d’une équipe.
Pendant le webinaire, Harry Jeyarajah, responsable de l’ingénierie solution chez SoSafe, a montré un exemple de phishing sur le thème d’OpenAI. L’e-mail ciblait un public de professionnels auquel il promettait des tokens ChatGPT. Bien rédigé, il touchait à une thématique qui parle aux développeurs et jouait sur leur quête constante d’outils de plus en plus performants.
Avec un tel niveau de contexte, la tentative était crédible. Si, dans une simulation, on utilise un seul modèle pour toute l’entreprise, il sera impossible de sensibiliser à toutes ces nuances.
L’écart se creuse lorsqu’il faut que l’équipe de sécurité analyse chaque nouvelle menace, la reconstitue manuellement, la traduise et prépare une campagne de simulation correspondante. Elle ne pourra la déployer que des semaines plus tard, alors qu’une version plus récente du message circule peut-être déjà dans les boîtes mail.
Utiliser des exemples réels avant qu’ils ne soient dépassés
Avec Recreate Attack de SoSafe, les équipes peuvent créer une simulation à partir d’une simple capture d’écran d’un e-mail de phishing. Elles n’ont pas besoin de fichier EML. Il leur suffit de charger l’image dans l’outil. Celui-ci en extrait le texte, identifie les éléments visuels, recrée la structure et prend en charge la traduction, le cas échéant. Il évalue également le niveau de difficulté de la simulation, afin que le scénario puisse être utilisé auprès du public correspondant.

Pour permettre aux collaborateurs de faire leurs armes sur ce scénario en toute sécurité, les liens malveillants sont remplacés par une page pédagogique de SoSafe.
L’outil se charge ainsi des tâches qui prennent tant de temps aux équipes de sécurité et les ralentit. Celles-ci n’ont pas à reconstruire des blocs HTML ou à copier chaque détail à la main. En moins de cinq minutes, une attaque de phishing réelle peut être transformée en une simulation déployable à l’échelle de l’entreprise.
Créer des scénarios adaptés au contexte de l’entreprise
Il n’est pas toujours nécessaire d’attendre qu’une attaque se produise.
SoSafe propose le Simulation Studio augmenté à l’IA, un outil qui permet aux équipes de sécurité de générer un scénario, d’en ajuster le niveau de difficulté et de le localiser dans les langues prises en charge. Ce système est utile pour les équipes qui veulent un contrôle total et ont besoin de simulations adaptées au contexte de leur entreprise.
Pour être efficace, une simulation doit paraître plausible à la personne qui la reçoit.
Une fausse mise à jour de politique pourra ainsi convenir aux RH ou au service de conformité. Un message en lien avec les voyages peut être plus pertinent pour les collaborateurs qui se déplacent souvent. Le piège fonctionne parce qu’il joue sur la confiance que le destinataire accorde à son contexte professionnel habituel.
Les simulations multivectorielles de SoSafe permettent de cibler différents canaux tels que l’e-mail et les SMS, avec des scénarios adaptés au rôle, au comportement et au profil de risque de chaque utilisateur.
Ne pas faire du réalisme un piège
Les simulations réalistes peuvent avoir un effet contre-productif lorsque les gens se sentent piégés.
Les collaborateurs ont besoin de pouvoir s’entraîner en toute sécurité, de recevoir des feedbacks clairs et de consulter des exemples qui les aideront à prendre une meilleure décision la prochaine fois. Le but de la simulation est d’amener l’utilisateur à se dire : « Je vois. Cela pourrait arriver dans mon travail. ».
Le suivi est donc essentiel. Lorsqu’une personne interagit avec une simulation, la page pédagogique qui s’ouvre explique ce qui s’est passé et quels sont les indices à prendre en compte la prochaine fois. Le ton doit être instructif, et non culpabilisant.
Les e-mails signalés peuvent également être intégrés dans le cycle d’apprentissage. Le bouton d’alerte phishing de SoSafe permet aux collaborateurs de signaler les e-mails suspects directement depuis leur boîte mail. Ces rapports sont envoyés dans la boîte mail dédiée aux menaces pour que les équipes de sécurité puissent les examiner, envoyer un feedback à la personne à l’origine du signalement et éventuellement le convertir en simulation de phishing adaptée pour le public concerné.
Les équipes de sécurité disposent ainsi d’une passerelle pratique qui transforme le signalement en occasion de renforcement positif. Les collaborateurs partagent ce qu’ils voient. Les équipes de sécurité étudient le signalement. L’entreprise réutilise un événement réel survenu dans une boîte mail pour créer un exercice ciblé.
S’entraîner à contrer la menace tant qu’elle est encore reconnaissable
Les cybercriminels savent adapter la formulation, le canal et le contexte à leurs victimes. Il faut donc que la formation suive les mêmes schémas
en se servant d’exemples récents, en ciblant les différentes équipes en fonction de leur rôle et de leur comportement, en garantissant l’envoi d’un feedback rapide et en aidant les équipes de sécurité à aller de l’avant sans avoir à reconstruire de toutes pièces chaque campagne de simulation.
Il n’est pas nécessaire d’amener les collaborateurs à se méfier de tout. Il faut seulement qu’ils sachent faire une pause au bon moment, vérifier le contexte, passer par un canal de confiance pour s’assurer de l’authenticité des messages reçus et signaler tout élément qui leur semble suspect.
Les équipes de sécurité auront ainsi moins de travail manuel pour élaborer les modèles. Les collaborateurs bénéficieront d’un entraînement qui se rapproche des conditions réelles. Et l’entreprise a plus de chance que les messages suspects soient signalés avant de dégénérer en incidents.
Formez vos équipes aux attaques qui risquent vraiment de frapper leurs boîtes mail, et non à des modèles génériques dépassés.
Sécuriser votre environnement professionnel à l’ère de l’IA
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